Charles Ives (1874-1954)

Charles-Edward Ives est né en 1874 à Danbury dans le Connecticut. Il suit tout d'abord les conseils de son père George, musicien amateur plein de fantaisie. Chef de musique militaire, George Ives fait partir sa fanfare, éclatée en plusieurs groupes et endroits pour se retrouver au centre de la ville en jouant des musiques différentes. Cette idée de la libre superposition de mélodies, d'harmonies et de rythmes aura une forte répercussion sur la musique de Charles. Entré à l'Université de Yale en 1894, il étudie la composition avec Horatio Parker. Il devient également organiste du Center Church on the Green. Ayant obtenu son diplôme en 1989, Charles Ives part pour New-York afin de suivre des cours sur la «pratique de l'assurance», ne voulant pas «laisser mourir de faim sa famille dans les dissonances». En 1907, avec son ami Julian Myrick, il fonde la firme Ives & Myrick Agency of the Mutual Life. Dès lors, et jusqu'en 1930 à la suite de problèmes de santé, Ives partagera son temps entre la composition et les affaires. «Mon travail en musique a aidé mon travail en affaire et mon travail en affaire a aidé ma musique» dit-il, considérant ces deux aspects de sa vie comme «une expression d'un besoin humain fondamental». Ce n'est que dans les années vingt que sa musique commence à atteindre une certaine notoriété. Il est enfin reconnu, diffusé à la radio, enregistré sur disque. Il cesse cependant de composer en 1928. Il est élu au National Institute of Arts and Letters en 1946 et reçoit le Prix Pulitzer en 1947 pour sa Symphonie no 3. Charles Ives meurt à New York en 1954. La musique de Charles Ives comprend des symphonies, des sonates, une série très importante de mélodies, de la musique de chambre et des oeuvres pour choeurs. Son style, fait de libres associations, expérimente des procédés aléatoires, des quarts de tons, des citations, des collages, bref, toute une panoplie qui sera abondamment utilisée au cours du XXe siècle. Il est un musicien avant tout intuitif dont l'univers imaginatif très conséquent trouve ses racines dans la société américaine de son temps. Il peut être considéré comme l'équivalent en Amérique, terre sans tradition, de Schoenberg, musicien de forte tradition européenne, dont il est l'exact contemporain.

Oeuvres:

  • Second piano sonata "Concord, Mass, 1840-1860" pour piano (1919-1920) + d'infos
  • Three-page sonata pour piano (1905) + d'infos
  • Trio en un mouvement pour violon, clarinette et piano (1902) + d'infos

Concerts SMC Lausanne: