Arnold Schoenberg (1874-1951)

Arnold Schoenberg doit quitter le collège à l’âge de seize ans, à la mort de son père, pour s’engager dans la vie active. D’abord apprenti dans une banque jusqu’en 1895, il assume ensuite diverses tâches lui permettant de se consacrer quasi exclusivement à la musique. Marié en 1901 à Mathilde Zemlinsky (la sœur du compositeur), il épouse ensuite Gertrud Kolisch. Hormis quelques leçons de contrepoint avec Alexander von Zemlinsky, il apprend et comprend l’essentiel de l’écriture musicale par la lecture des grandes œuvres du passé et dans l’interprétation d’un très vaste répertoire de musique de chambre, essentiellement comme violoniste mais aussi comme violoncelliste. Dès 1903, il enseigne l’harmonie et le contrepoint à Vienne, cet enseignement se poursuit de Berlin à Los Angeles. De très nombreux créateurs et musiciens suivent ses cours (Hanns Eisler, John Cage, Theodor Adorno, Otto Klemperer…). Avec ses élèves Anton Webern et Alban Berg, il fonde la Seconde école de Vienne.
En 1903, il rencontre Mahler à Vienne, revenant sur les réserves qu’il avait formulées jusqu’alors sur l’œuvre de ce dernier, Schönberg lui voue une admiration indéfectible après avoir entendu la Troisième Symphonie. Lors de ses séjours à Berlin, Schoenberg rencontre Richard Strauss et Ferruccio Busoni, mais c’est avec Kandinsky qu’il échange une longue et précieuse correspondance (1911-1936).
Il inaugure en 1923 une technique de composition fondée sur la notion de série qui le place à l’avant-garde du mouvement musical : Suite pour piano, Quatuor à cordes n° 3, Variations pour orchestre, Moses und Aron (Moïse et Aaron, opéra inachevé). L’adoption de la technique sérielle s’inscrit ainsi à la fois dans la perspective d’un authentique classicisme et dans celle d’une vision proprement messianique du rôle du créateur qui domine largement la pure question de la syntaxe à laquelle Schoenberg se verra si fréquemment confiné. Se succèderont ensuite des années d’épanouissement du style où parmi les puissantes œuvres tardives, certaines laissent affleurer l’idée de compatibilité avec un type nouveau de tonalité (Deuxième Symphonie de chambre op. 38, Ode à Napoléon op. 41, etc).
Trop fatigué par de lourds et fréquents problèmes de santé, Schoenberg ne peut se rendre en 1949 à Darmstadt où commence à s’élaborer la postérité du courant qu’il avait lui-même porté si haut. (avec l’aimable autorisation de © Ircam-Centre Pompidou, 2009, http://brahms.ircam.fr)

Oeuvres:

  • 3 Klavierstücke op. 11 (1909) + d'infos
  • Cinq pièces op. 16 (transcription A. Webern) pour deux pianos (1909) + d'infos
  • Herzgewächse op. 20 pour soprano, celesta, harmonium et harpe (1911) + d'infos
  • Pierrot Lunaire op. 21 pour voix et cinq instrumentistes (1912) + d'infos
  • Quatuor à cordes no 2 op. 10 avec voix de soprano (1907-1908) + d'infos
  • Suite op. 25 pour piano (1921-1923) + d'infos
  • Suite op. 29 pour piano, clarinette, violon, alrto et violoncelle (1925-1926) + d'infos
  • Symphonie de chambre op. 9 (1906) + d'infos
  • Trio à cordes op. 45 (1946) + d'infos
  • Variations sur un récitatif pour orgue op. 40 (1941) + d'infos
  • Zwei Lieder op. 14 (1908) + d'infos
  • Zwei Lieder op. posth. (1908) + d'infos

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