Franck Yeznikian (*1969)

Né en 1969 à Besançon, Franck Christoph Yeznikian commence la percussion au sein d’un groupe en 1984, avant de suivre diverses classes dans les CNR de Besançon, Dijon (improvisation au piano avec J.-P. Leguay), Strasbourg, Lyon ainsi que des stages avec Klaus Huber, Gérard Grisey, Harrison Birtwistle (centre Acanthes), James Dillon, Michael Jarrel et Brian Ferneyhough (Fondation Royaumont).
En 1994, il obtient un Premier prix du conservatoire de Lyon en composition acousmatique (classe de Denis Dufour et Jean-Marc Duchenne) ainsi qu’un Premier prix en esthétique pour son mémoire « Relation et valeur dialogique entre Heinz Holliger et Paul Célan ».
Il commence alors parallèlement à étudier la composition avec Klaus Huber. Sa pièce Surface d’Écueil obtient le premier prix de composition instrumentale à Boswil en 1995. De 1994 à 1996, au CNSM de Lyon, il étudie également le contrepoint médiéval et renaissance dans la classe de Gérard Geay et l’analyse du xxe siècle dans la classe de Robert Pascal.
Suit alors une résidence à la fondation Künstlerhaus Boswil, où il entame un long travail sous forme de cycles fondés principalement sur les travaux du philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman.
En 1997, il est sélectionné par la fondation Paul Hindemith à Blonay où il travaille avec l’ensemble Contrechamps. Cette même année, il reçoit un prix de la ville de Hanovre et participe également au Kompositionmeisterkurs à Bremen sous la double direction de Klaus Huber et Younghi Pagh-Paan. Sélectionné au Gaudeamus Music Week l’année suivante, il perfectionne par ailleurs son cursus de composition avec Robert H. P. Platz au conservatoire de Maastricht, d’où il sortira diplômé en 2000.
En 1999, il est choisi par le jury de l’IRCAM pour effectuer un stage d’informatique intensif. L’année 2000 le voit titulaire d’une bourse d’encouragement de la SACEM. Il débute alors une série d’interventions annuelles à l’école nationale supérieure des arts et techniques du théâtre.
Le Musée d’art moderne et contemporain de la villle de Strasbourg lui consacre un concert-portrait avec le trio Sabeth de Bâle en 2001. Il intervient également à l’IRCAM dans le cadre du séminaire « Musique/Psychanalyse ».
En 2002, le jury du 11e concours de compostition pour orchestre du 55e festival international de Besançon lui décerne à l’unanimité le premier prix pour sa pièce Lacrimis Adamanta Movebis qui est créée lors du concours de chef d’orchestre suivant, en 2003.

Oeuvres:

  • Corps corrosifs pour cymbalum, flûte, clarinette, violon, alto et violoncelle (2012) + d'infos

Concerts SMC Lausanne: