Ensemble Vortex

Patrcik Schleuter, violon
Anne Gillot, clarinette basse
Mauricio Carasco, guitare
Noëlle Reymond, contrebasse
Aurélien Ferrette, violoncelle
Daniel Zea, Francisco Huguet et Benoît Moreau, électronique.

Qualifier l’Ensemble Vortex de tourbillonnant tient du pléonasme utile, parce qu’insistant sur l’extrême mobilité concentrique d’une équipe entreprenante (comme une meute) de jeunes interprètes et compositeurs globalement formée à la totalité des pratiques musicales connues, au service d’une politique soutenue de création, par conséquent d’un répertoire en expansion
ininterrompue. A la source de cette effervescence novatrice, on trouve la réunion, en 2005, d’une dizaine de jeunes musiciens d’ici et d’ailleurs (Suisse, Europe et autres continents), issus de la Haute Ecole de musique de Genève, notamment de la classe de composition d’Eric Gaudibert, dont la personnalité intense et généreuse allait inspirer, puis accompagner l’essor aventureux de Vortex jusqu’à sa propre disparition en 2012.

Parallèlement à une maîtrise aiguisée des modes actuels d’écriture et de réalisation musicales, technologie numérique et électroacoustique incluse, Vortex affirme depuis 10 ans son parti-pris d’ouverture stylistique favorisé par la collaboration individuelle ou collective de ses membres avec d’autres ensembles et formes d’expression (impro, jazz, ethnomusique, danse, théâtre, installations, radiophonie…). Plusieurs vortexiens disposant de compétences en arts visuel, un intérêt soutenu pour l’expérimentation multimedia vient stimuler cette volonté de diversifier le geste musical et ses applications.

Une telle démarche, méthodiquement poursuivie, résulte à l’évidence de l’évolution générale de l’action artistique. D’événement en événement, elle permet à Vortex de faire des émules et de repérer, susciter, multiplier, renouveler les occasions de convergence efficace avec d’éventuels partenaires, musiciens ou non. Solistes, groupes invités contribuent à la remarquable densité de concerts présentés dans un espace géographique d’une étendue aussi réjouissante qu’extensible. A Genève bien sûr où, en cours de saison souvent radiodiffusée, l’ensemble participe aux rendez-vous printaniers du festival Archipel, mais aussi dans d’autres centres d’activité culturelle de la Suisse et de proches ou lointains de Bâle et Berne à Bordeaux et Melbourne, de Lisbonne à Saint Petersbourg, d’Amsterdam à Buenos Aires.  (Jean Nicole)

Concerts SMC Lausanne