Death of light, light of death

pour hautbois, harpe, violon, alto et violoncelle
1998, Jonathan Harvey

Cette œuvre pour harpe (jouant du tam-tam), hautbois (cor anglais), violon, alto et violoncelle, s'inspire de la Crucifixion extraite du Retable d'Issenheim peint par Matthias Grünewald. Elle résulte d'une commande conjointe de l'Ensemble Intercontemporain et du Musée d'Unterlinden pour le concert du vendredi saint joué devant le Retable (la création eut lieu le 10 avril 1998 avec les musiciens de l'EIC). Elle est dédiée à la mémoire du père de Jonathan Harvey. Le compositeur a lui-même commenté son impression face au chef-d'œuvre de Grünewald: «On ressent véritablement dans cette peinture qu'une catastrophe s'est produite, ce qui lui donne un attrait particulier pour les sensibilités de notre temps. Sans doute, aucune crucifixion n'a-t-elle jamais semblé aussi dévastatrice, la Lumière même a disparu». Les cinq personnages du tableau sont décrits les uns après les autres par la musique et ont déterminé la formation instrumentale pour cinq musiciens. (Philippe Albèra)

Concert SMC Lausanne: