Fanfare I

pour deux pianos à deux mains
1972, Philippe Boesmans

On peut déceler une influence du travail de Luciano Berio. Pour cette œuvre, Boesmans élabore une écriture graphiquement originale qui accroît accessoirement sa difficulté d’exécution. Il fait appel dans de nombreux passages aux dons de l’improvisation de l’exécutant en étant strict au niveau des hauteurs, de la dynamique ou encore des articulations. Comme Berio, il ne renie pas la consonance, au point de rappeler les fanfares dont fait référence le titre. L’usage de deux instruments par un seul exécutant, rend la pièce extrêmement originale, le but étant de multiplier les possibilités de différenciations d’articulations et surtout de résonnances, donnant l’impression d’une multiplication d’instrument. Le caractère de l’œuvre dépeint bien la personnalité « scherzando » du compositeur.

Concert SMC Lausanne: