L'Envol d'Icare

pour deux pianos et trois percussionnistes
1932-1933, Igor Markevitch

L’Envol d’Icare a été conçu pour un ballet à la demande de Serge Lifar. « Le mythe d’Icare apparaissait riche d’éléments spirituels susceptibles d’être assimilés à l’architecture qu’ils animeraient. Je composais les éléments du thème autour de l’apprentissage de l’élévation, Icare et les colombes, que j’observais moi-même avec passion – l’envol et le vol, puis le gouffre de la mort transfigurée par l’accession à une connaissance supérieure. » (Markevitch).
Selon Markevitch tout ce qui s’attache à l’idée d’envol, constitué par un mouvement dynamique et ascendant dans l’espace et le temps, est d’essence musicale. En quelque sorte, l’envol existe de tout temps en puissance dans le monde des sons. Devant la difficulté de monter le ballet, Lifar accepta de le présenter en concert privé sous les auspices de La Revue Musicale. « Ce qui m’a le plus frappé dans L’Envol d’Icare, c’est moins son évidente originalité de forme que le dynamisme qui l’anime et la poésie dont il déborde. Pas de sentimentalité, aucune sensualité. Une musique nue, pure comme le diamant mais qui reflète une sensibilité pudique, mais intense. » (Henri Prunières, 1933).
La même année, le compositeur commence la version pour deux pianos et trois percussions. (J.-F. Monnard – in Dissonance)

Concert SMC Lausanne: