De l'Obscurité II

pour harpe solo
2012, Benjamin Attahir

J'ai voulu, par cette pièce de bravoure, rendre hommage aux origines les plus anciennes de la harpe. En effet, celle-ci se place au cœur du rite funéraire mésopotamien et est l'instrument même du passage de la vie à la mort, l'unique lien tendu entre les deux rives.
Tout au long de ce chemin, la harpe tisse une maille ininterrompue, entrelacée, se densifiant au gré du temps, tandis que plane sur l'ouvrage encore fragile une ombre mystérieuse, étrangement familière et rassurante, comme le son diffus d'une viole au loin. Puis un dernier chant, comme un dernier souvenir murmuré.
Juste une voix. (Benjamin Attahir)

Concert SMC Lausanne: