Die Rheinsirene

pour septuor
2013, Helena Winkelman

(Commande de l’Ensemble Fiacorda)
Dans toute sa structure, cette œuvre repose sur un texte éponyme de l’écrivain bâlois Martin Dean. La recherche, en vain, d’une voix aimée a déterminé le caractère fondamental mélancolique de l’œuvre. La musique suit le cours de l’histoire jusqu’à sa fin dramatique, lorsque le protagoniste se noie dans le Rhin. Elle emploie également des éléments illustrateurs. En effet, l’œuvre avait, au départ, été conçue comme une sorte d’audiodrame, avec un texte lu en parallèle. Cet élément a disparu à un stade ultérieur de la création. Il en reste le processus d’une évolution lente et une structure plus axée sur l’ouverture que sur la densification, laissant ainsi des espaces de liberté  à l’auditeur. Le morceau est ouvert par la corne de brume d’un bateau passant sur le fleuve. Peu après apparaît pour la première fois - telle une idée fixe revenant régulièrement - le fragment mélodique de la voix. L’instrumentation et la tonalité varient à chaque nouvelle apparition. Les promenades agitées du protagoniste à travers Bâle sont représentées par des cordes graves en pizzicato. Elles séparent également les différentes scènes les unes des autres. (Helena Winkelman, 2014)

Concert SMC Lausanne: