An Vorbei

pour accordéon et quatuor à cordes
2014, Felix Baumann

La nouvelle pièce de Baumann révèle un langage très original, qui vise à l’essentiel, sans fioritures inutiles et sans effets gratuits. Tout ici est pensé en terme de structure, de parcours formel laissant s’établir, au fil du temps, une poésie discrète, portée par les sons ténus de l’accordéon et les auras subtiles des cordes – ce qui n’interdit pas des épisodes plus vigoureux, qui combinent rythmique savante et gestes expressifs, incisifs et fugaces. La forme est développée dans un sens unitaire où l’alternance des sections de longueurs variables laisse de l’espace entre les sons, permettant, là aussi, l’apparition fugitive d’une harmonie claire, presque pure, mais sans donner toutefois à l’espace vertical une prédominance exagérée: tout ici se jouant dans la mesure et l’économie de moyens, l’intimité du discours est alors ressentie comme puissant vecteur de sens. (William Blank in: Schweizer Musikzeitung, Nr. 10 / 2014).

Concert SMC Lausanne: