Le Traquet rieur

1956-1958, Olivier Messiaen

Le Traquet rieur lui, ne fait pas de contrepoint. Chez le mâle, le plumage est presque entièrement noir terne, avec du blanc sur les parties les plus inférieures du dessous (à partir de l'arrière des pattes). La queue et le croupion sont blancs. La première a des rectrices centrales noires et une bande terminale uniformément noire, les deux motifs ornementaux combinés formant un "T" sombre qui contraste remarquablement sur le fond clair. Les rémiges sont gris foncé sur le dessous des ailes. Le bec et les pattes sont noirs. Chez la femelle adulte, le plumage affiche une teinte qui tire sur un brun fuligineux.  
Le chant est une brève série de phrases miaulantes, chacune durant entre deux et quatre secondes avec des pauses intermédiaires qui n’en peuvent excéder cinq. Au début et à la fin, chaque phrase comprend un gazouillement plus rude et plus grinçant que celui du merle bleu et qui peut se retranscrire de la façon suivante : "chokereu-keu-keke" ou "kro zí tero tri rö" ou encore "tlehwee tut fiu tiki-ti pleeooee". Toutefois, quand il est excité ou en alarme, le traquet rieur produit des "chack" tranquilles, des "chut", des "zwiir" ou des "krirr" perçants. On peut aussi entendre des "pipipipi" qui portent à longue distance. (Luc Birraux)

Concert SMC Lausanne: