Double mind

pour violon et électronique
2006-2007, Usuk Chin

Chez Unsuk Chin, les moments réflexifs sont pris à l'intérieur de constructions kaléidoscopiques et ils contrastent avec les moments d'agitation et d'effervescence, qui projettent le son dans l'espace. Les sonorités, les gestes, les figures musicales sont constamment poussées à leurs limites dans des mouvements rotatifs et obstinés qui s'alimentent eux-mêmes, en une sorte de fermentation intérieure. L'invention rythmique, chez elle, joue un rôle essentiel. Mais de ce point de vue, les trois compositeurs ont intégré à leur manière l'héritage du XXe siècle, ce large spectre de possibilités qui permet l'alternance des rythmes pulsés et des durées non mesurables, avec tous les degrés intermédiaires. De même, les œuvres peuvent exalter la virtuosité instrumentale ou la complexité des textures sans jamais perdre de leur clarté, de leur « lisibilité », de leur pouvoir de séduction, tout en nous conduisant à des états méditatifs, proches du rêve, et aux richesses de la vie intérieure.  (Philippe Albèra)

Concert SMC Lausanne: