Sonata Capriciosa

pour alto et clavecin
1986, Viktor Suslin

En 1985, Eckardt Schloifer m’a demandé d’écrire à son intention une sonate pour alto et clavecin. Cette idée m’a beaucoup plu, car je pense que le son de l’alto se marie bien mieux à un clavecin qu’à un piano de concert moderne (seuls de rares essais d’œuvres associant le piano à l’alto me semblent vraiment réussis). En outre, il m’a semblé que le clavecin et l’alto possèdent un « dénominateur commun » : une sonorité à la fois mat argenté et perçante. Le matériel à la base de cette œuvre est universel : ses permutations permettent un traitement libre de certains éléments « traditionnels » comme l’accord de 3 sons, l’accord de 7ème de dominante ou même des mouvements de tierces et sixtes parallèles. Bien sûr, le mot capricciosa du titre de l’œuvre a un poids plus important que le terme Sonata dans sa signification traditionnelle. Mais, comme le dit un vieux proverbe chinois : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape des souris ». (Viktor Suslin)

Concert SMC Lausanne: