Whose veil remains inscrutable

pour saxophone, guitare électrique, percussion et piano
2015, Oliver Thurley

Olivier Thurley livrerait-il avec Whose veil remains inscrutable une certaine vision de l’érotisme ? « Érotique voilée » aurait dit André Breton en écoutant ces textures denses mais feutrées ; envolées mais tranchantes. Les strates du voile se meuvent au gré d’un vent sonore avide de déflorer un mystère qu’il ne comprend pas.
Pour sa part, le jeune compositeur britannique nous livre la genèse suivante : « En portant le voile, nous pouvons cacher un certain nombre de vérités, peut-être même parfois, à nous-mêmes. Dans cette pièce, j’ai essayé de construire un voile fragile afin de dissimuler les évidences. Plutôt que de rendre une performance discrète, voiler celle-ci attire davantage l'attention de l'auditeur : cela demande une certaine intimité et pourtant la concentration n'est récompensée que par de la tension. Levant le voile un instant, la pièce est en équilibre précaire. Constamment au bord de l’effondrement, l’ensemble navigue dans les complexités et les précisions d’une membrane fragile. Il n'y a pas de sérénité derrière le voile. » (Luc Birraux)
 

Concert SMC Lausanne:

  • Lundi 4 mars 2019 (Saison 2018-2019)
    Ensemble Nikel + lire
    Oeuvres de Iannotta, Kessler, Thurley, Zea et Poppe