Fleisch

pour saxophone, guitare électrique, percussion et clavier
2017, Enno Poppe

Construit sur les vestiges de divers courants du rock, Fleisch a tout d’un hommage. Le premier mouvement implacable et hard contraste avec le second. Soudainement smooth et psychédélique, ce dernier invoque un acid rock de velours, perçu de très loin comme à travers un buvard. La pièce se termine avec une nette référence au digital rock qui pourrait presque rappeler la bande originale de Lost Highway de David Lynch.
Enno Poppe assume d’ailleurs ces références et s’exprime en ces termes : « Composer, c'est regrouper. Pour pouvoir le faire, vous devez d’abord isoler les différentes parties. Parce que tout a toujours été mis en place. Écrire un quatuor à cordes, c'est casser l'idiome pour pouvoir en trouver un nouveau.
Bien sûr, cela est particulièrement vrai pour le contexte de la musique rock. La musique rock est devenue très poussiéreuse. En ce moment, elle commence à m'intéresser. En brisant sa syntaxe, je peux exposer les forces obscurcies et masquées par ses stéréotypes. Il ne s'agit donc plus d'exposer. Les instruments et les sons ne peuvent pas être réinventés. Mais l’on peut trouver une signification dans l'assemblage des débris ». (Luc Birraux)
 

Concert SMC Lausanne:

  • Lundi 4 mars 2019 (Saison 2018-2019)
    Ensemble Nikel + lire
    Oeuvres de Iannotta, Kessler, Thurley, Zea et Poppe