void-imaginings

pour un percussioniste, trois performers, objets et électronique
2018, Sarah Nemtsov

Sarah Nemtsov a étudié la composition avec Nigel Osborne, Johannes Schöllhorn et Walter Zimmermann. Elle se plaît à explorer de nouvelles formes aux frontières du théâtre musical dans lesquelles elle confronte l’audio au visuel. La littérature joue également un rôle central en tant que source d’inspiration ; elle lui sert de stimulation conceptuelle.
Le titre void-imaginings est tiré du livre de Julian Barnes Rien à craindre. Il s’agit d’une réflexion sur Dieu, la religion et la mort sous la forme de dialogues imaginaires avec des philosophes, des poètes, des écrivains et des musiciens. Ce choix n’est pas un hasard pour la compositrice qui perd sa mère, la plasticienne Elisabeth Naomi Reuter, à la fin de l’année 2017.
Bien que void-imaginings possède une forte dimension rituelle, on y perçoit en même temps un large spectre de couleurs. Des passages méditatifs joués sur des gongs et des bols tibétains alternent avec des structures rythmiques où l’on entend des bouteilles, des bouts de bois frottés ou encore, le son de pots en terre cuite.
L’oeuvre est composée pour quatre musiciens, dont un seul est réellement percussionniste, jouant de la percussion et des objets sonores. L’imperfection des tremoli fait partie du jeu ! Chaque préparation de percussion est dotée de deux microphones dont l’un est suspendu au-dessus des instruments et l’autre est attaché à une baguette. Au cours de la pièce, les microphones sont approchés des instruments pour capter des harmoniques. Cela permet de faire entendre le son « comme sous un microscope » et d’enrichir ainsi sa complexité structurelle.
 

Concert SMC Lausanne: