jouer la mort

pour hautbois, guitare et contrebasse
2006, Denis Schuler

Cette composition est librement inspirée par Le Septième Sceau d’Ingmar Bergman (1957) dans lequel un chevalier affronte la mort à travers une partie d’échec. Les sept parties qui forment la pièce s’entendent comme des états distincts, qui sont autant d’éclairages sur une situation, et ne cherchent pas à produire un effet évolutif. Leur enchaînement est une errance, une quête dont le but demeure inaccessible, et dont la finalité est inéluctable. Comme une impossibilité, la mort est ici symbolisée par la note si bécarre. Dans les sept tableaux, on ne la rencontrera donc pas. A la fin, dans un long ralentissement glissando suraigu, la guitare la jouera enfin. La contrebasse, dans son extrême inverse, n’en finira plus de descendre et de dépasser le seuil, inférieur, de la note pour ne devenir plus que vibration avant l’arrêt définitif.

Concert SMC Lausanne:

  • Lundi 21 avril 2008 (Saison 2007-2008)
    Ensemble Vortex I + lire
    Oeuvres de Garnero, Menoud, Corrales, Schuler, Zea et Huguet