Tragoedia

pour ensemble instrumental
1965, Harrison Birtwistle

Dans Tragoedia, le compositeur s’intéresse à l’aspect rituel de la tragédie grecque (selon l’étymologie: danse du bouc). L’éventail expressif est contenu dans une structure bien établie en six sections, parfois elles-mêmes subdivisées : Prologue, Parados, Strophe I, Anapest I, Antistrophe I, Stasimon ; puis évitant la tentation de reprendre les éléments en miroir, il en équilibre les éléments : Strophe II, Anapest II, Antistrophe II et Exodos. L’instrumentarium prévoit une flûte, un hautbois, une clarinette et un basson pour les bois, complétés par un cor très tendu dans la tessiture et à la sonorité très archaïque. Le violoncelle se démarque souvent du quatuor à cordes comme élément lyrique ou très percussif. Une harpe complète ce tableau dans des couleurs tranchées et des sonorités âpres. Des claves tenues par les bois ponctuent définitivement le côté rituel de l’œuvre.

Concert SMC Lausanne: