Trois Nocturnes

pour flûte, alto et harpe
2001, Philippe Hersant

La formation instrumentale de cette œuvre évoque, bien entendu, Claude Debussy – son titre aussi, du reste. Peut-être une influence de ce compositeur est-elle également perceptible dans les mouvements extrêmes, peut-être y retrouve-t-on cette atmosphère d’ « affreuse mélancolie » qui, selon Debussy, caractérisait sa propre Sonate pour flûte, alto et harpe…
Ces deux mouvements modérés encadrent un petit scherzo qui est, quant à lui, un hommage à Franz Liszt – plus précisément aux dernières pièces écrites par Liszt, si énigmatiques, d’une nouveauté si surprenantes pour l’époque et qui, si souvent, semblent annoncer Debussy. Plusieurs de ces pièces sont citées, dans ce scherzo, notamment la Bagatelle sans tonalité et la Csardas obstinée. (Philippe Hersant)

Concert SMC Lausanne: